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Restauration rapide : Où en est le secteur en 2026 ?

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Restauration rapide : Où en est le secteur en 2026 ?
Ce qu’il faut retenir :
  • 41 % des Français déclarent aller moins souvent au restaurant, et les prix maximum acceptés ont nettement baissé. Les enseignes doivent impérativement proposer des offres économiques visibles et attractives.
  • 73 % des Français préfèrent manger en restaurant plutôt que de commander. L'enjeu des marques n'est plus de générer des clics sur des apps, mais bien du trafic qualifié en point de vente.
  • Sur un marché saturé, les enseignes qui tirent leur épingle du jeu misent sur les applis mobiles, des collaborations, des offres limitées et des programmes de fidélité pour capter et fidéliser leurs clients.
  • La performance repose sur des zones de chalandise précises et des audiences construites à partir de comportements réels (visiteurs fréquents, clients de concurrents, food lovers…).
  • Le vrai KPI d'une campagne QSR, c'est la visite physique. Uplift, visites incrémentales, brand lift, la mesure doit refléter l'impact réel sur le trafic en point de vente, canal par canal.

Avec plus de 171 000 restaurants en France, le secteur de la restauration rapide (QSR) capture 30 % du marché de la restauration dans l’hexagone (Statista). 

Pourtant, une réalité frappe le secteur : sous la pression des budgets plus serrés, 41 % des Français déclarent aller moins souvent au restaurant.

Sur un marché devenu ultra compétitif, chaque visite en restaurant compte. 

Pour sortir du lot, la clé réside désormais dans une stratégie de précision géographique et comportementale capable d'intercepter la demande là où elle se trouve réellement. Mais les marques doivent également réussir à se démarquer par l’originalité de leur offre, des prix attrayants ainsi que leur image de marque à travers une stratégie de communication bien pensée.

Quel est l’état des lieux du secteur de la restauration rapide en 2026 ? Comment les marques doivent-elles s’adapter à ces évolutions ? Réponse dans cet article. 

L'état des lieux du secteur de la restauration rapide (QSR) en 2026 

Qui sont les consommateurs de fast food ? 

Le fast-food fait désormais partie intégrante du quotidien des Français : 90 % d'entre eux fréquentent les enseignes de QSR, avec en première ligne les 18-24 ans, dont 60 % y mangent au moins une fois par mois.

Pour le secteur du QSR, la France compte 48 enseignes de plus de 50 points de vente, dont 80 % sont françaises.

Cependant, face à une légère baisse de fréquentation globale (passant de 242 millions de visites en 2023 à 237 millions en 2024, soit  une baisse de 2 %), les comportements d'achat évoluent :

  • Le retour de l'expérience sur place : Contre toute attente, la consommation sur place persiste, devançant désormais la vente à emporter et la livraison.
  • La chasse au meilleur prix : Les clients recherchent avant tout des menus économiques sans pour autant sacrifier la praticité, la rapidité et l'accessibilité.

Dans ce contexte de vigilance budgétaire, l'offre se fragmente pour capter la demande. Si le burger reste le produit central, il fait face à une concurrence féroce de concepts spécialisés (poulet, tacos, pizza) et à l'omniprésence des boulangeries et sandwicheries, qui représentent environ 40 % des points de vente QSR en France.

Pour répondre à ces consommateurs de plus en plus exigeants, le marché français se consolide et se restructure, face à un géant McDonald’s qui maintient fermement son leadership, avec plus de 1500 restaurants dans l'Hexagone.

Sources : 

https://veepee-ad.com/fr/ressources/etude-restauration-rapide-2025 

https://independant.io/statistiques-tendances-restauration/

https://www.snacking.fr/actualites/7419-Speak-Snacking-Tendances-et-defis-du-marche-en-2025/

https://www.snacking.fr/actualites/7079-Analyse-du-marche-europeen-de-la-Restauration-Rapide-les-enjeux-et-opportunites-des-Big-5/

Les prix en ligne de mire  

Dans cette quête de valeur, le portefeuille du consommateur s'est considérablement resserré. Le budget maximum que les Français sont prêts à allouer à leur repas s'est nettement réduit par rapport aux années précédentes :

  • Burger : Le prix maximum est tombé à 9,32 € (contre 10,50 € en 2024).
  • Pizza : Le plafond maximal acceptable est désormais fixé à 11,91 € (contre 13,25 € en 2024).
  • Boulangerie : Le secteur voit son seuil de tolérance se fixer à 9,26 €.

Face à cette baisse généralisée des prix acceptés, le maintien des prix standards n'est plus une option.

Les enseignes doivent impérativement structurer et pousser des offres économiques (menus tactiques affichés sous la barre symbolique des 10 €) et, surtout, orchestrer des campagnes locales ultra-ciblées pour faire savoir aux consommateurs que la promesse d'accessibilité est tenue juste à côté de chez eux.

Sources

https://www.observatoiredelafranchise.fr/dossier-franchise/pizza-burger-et-kebab-les-produits-de-snacking-preferes-des-francais-!-2301.htm

https://www.snacking.fr/actualites/7419-Speak-Snacking-Tendances-et-defis-du-marche-en-2025/

https://independant.io/statistiques-tendances-restauration/ 

Les consommateurs reviennent en restaurant  

Alors que le covid avait imposé le tout-digital, on assiste à un retournement de situation : 73 % des Français préfèrent aujourd'hui manger sur place. À l'inverse, seuls 17 % des consommateurs utilisent les applications de livraison.

Ce basculement redéfinit les priorités pour les annonceurs. L'enjeu principal des marques de QSR n'est plus de générer des clics sur les applications de livraison, mais bien de générer du trafic qualifié en restaurant. 

C’est pourquoi l’on peut observer le retour d’une proposition de service à table, comme chez McDonald’s par exemple, afin d’optimiser l’expérience client en restaurant.

Sources

 https://independant.io/statistiques-tendances-restauration/ 

Quels leviers pour rester innovant dans le secteur ?  

Pour arriver à se différencier au sein d’un marché saturé, les enseignes de QSR doivent activer des leviers marketing efficaces. 

  • L’application mobile : Elle permet de personnaliser les messages au client, de proposer des offres spéciales, de fluidifier le parcours d'achat (Click and Collect, commande à table) et de récolter de la donnée first party. Ex : L’opération phare "1 Jour, 1 Bon Plan" chez McDonald’s (mars 2026) : pendant 9 jours, les utilisateurs pouvaient découvrir et activer des promotions quotidiennes (burgers ou snacks à prix cassés) exclusivement sur l'application, avec un retrait au comptoir ou au drive.
  • L'agilité face aux tendances : Qu'il s'agisse de l'essor de recettes virales, d'alternatives végétariennes ou de plats de street-food émergents, la capacité d’une enseigne à intégrer rapidement les tendances de consommation à sa carte est un puissant moteur de renouvellement. Ex : le lancement d’une offre Crousty Tenders chez KFC : tenders + riz, qui n’est pas sans rappeler le concept de Tasty Crousty. 
  • Les collaborations : Collaborations avec des marques de grande consommation, partenariats avec des influenceurs, des licences de pop-culture (séries, jeux vidéo) ou des personnalités publiques. Ces éditions limitées créent un sentiment d'urgence et captent l'attention de la Gen Z. Ex : des menus spéciaux en collaboration avec Soprano ou Éric et Ramzy chez Quick ; McDonald’s en collaboration avec Panini et Coca-Cola à l’occasion de la Coupe du Monde 2026.
  • Les offres spéciales : L'innovation se niche aussi dans le pricing. Il s'agit de concevoir des menus intéressants pour lever le frein du budget sans dégrader l'image de marque. Ex : l’offre ultra économique "Qarrément Super Bon" chez Quick, un menu complet à 4,95 € ou encore l'ultra box chez KFC, avec des quantités généreuses pour seulement 10€.
  • Les programmes de fidélité : Les programmes modernes misent sur la gamification (défis, barèmes à points) et des récompenses personnalisées pour transformer le client occasionnel en consommateur régulier. Ex : Via son application, Burger King  propose le calendrier "Everydeals" : un avantage massif et différent chaque jour de la semaine (ex: le lundi, un burger offert pour un menu acheté ; le mercredi, le Big King à 3 € ; le dimanche, les snacks offerts).

Sources : McDonald’s, Quick, Burger King, KFC

Comment réussir une campagne omnicanale adaptée au secteur du QSR ?

Cibler les clients là où ils consomment 

Chaque point de vente a ses propres bassins de clientèle : les actifs de passage à l'heure du déjeuner, les habitants du quartier en soirée, les familles le week-end. 

Pourtant, diffuser une campagne sans délimiter de périmètre géographique précis, c'est accepter de gaspiller une partie de son budget sur des profils trop loin de vos restaurants. 

En définissant des zones de chalandise adaptées autour de chaque restaurant, vous concentrez votre diffusion là où elle génère le plus de valeur, et touchez les bons consommateurs au bon moment. 

Chez Azira, cette définition s'appuie sur une donnée propriétaire unique (plus de 40 millions de profils utilisateurs en France), pour délimiter des zones basées sur les lieux de vie des consommateurs plutôt que sur des rayons arbitraires, permettant de toucher un maximum de profils qualifiés au sein de ces zones de chalandise. À cela s'ajoutent des segments d’audience socio démographique et affinitaires afin d’atteindre des cibles précises autour de vos restaurants.

Dans le secteur de la restauration rapide, le prix est un facteur différenciant. Vous pouvez choisir de diffuser des bannières et des formats vidéo qui affichent l'offre locale : promotion en cours, menu du moment, disponibilité produit par restaurant, en fonction de la localisation de vos restaurants (campagne ou ville), pour plus de pertinence locale. 

Comment cibler les 73% de Français qui se rendent toujours en restaurant ?

Dans un secteur aussi concurrentiel que la restauration rapide, les comportements réels font vraiment la différence : qui sont les visiteurs fréquents ? À quelle enseigne sont-ils fidèles ? Utilisent-ils des apps de commande ou préfèrent-ils se déplacer ?

C'est précisément là qu'intervient la data d'Azira. En exploitant des données historiques, collectées sur 3 mois glissants et anonymisées, il est possible d’identifier des profils à forte récurrence de visite en restaurant, et construire des audiences activables, basées sur des habitudes de consommation réelles.

Concrètement, voici quelques segments d'audience pertinents pour vos campagnes QSR :

  • Fast food lovers : visiteurs fréquents de fast-foods 
  • Pizza lovers : amateurs de pizzerias combinant commande sur place et livraison
  • Food delivery : utilisateurs réguliers des grandes plateformes de livraison de repas : Uber Eats, Deliveroo
  • Guérilla marketing : profils visitant des enseignes concurrentes au sein de vos zones de chalandise 

Sur le plan démographique, le cœur de cible de la restauration rapide reste les 18-44 ans. Si votre stratégie vise plus spécifiquement les jeunes adultes, vous pouvez resserrer le ciblage sur les 18-34 ans.

L'objectif : ne plus dépenser sur des audiences larges et peu qualifiées, mais concentrer vos investissements sur les profils qui ont déjà prouvé, par leur comportement, qu'ils sont vos clients. L’utilisation de la DCO peut être un allié de marque, afin de personnaliser vos créas selon différents critères. 

Combiner les bons leviers pour attirer des clients 

Pour déclencher la décision de consommer en QSR, il ne suffit pas d'être visible, il faut être présent sur le bon canal, au bon moment. Display, DOOH, CTV, VOL et audio digital… autant de leviers à activer pour booster le trafic en restaurant. 

Chacun joue un rôle dans le parcours du consommateur, de la découverte à la décision, et c'est leur combinaison, pilotée avec une donnée de géolocalisation cohérente, qui maximise les visites.

Prenons quelques exemples : 

  • Audio digital et display mobile : capter l'attention en mobilité

L'audio digital et le display mobile permettent d'intercepter le consommateur dans les moments de déplacement. Des formats dynamiques, contextuels et géolocalisés sont particulièrement efficaces pour stimuler le réflexe du sur-place ou encourager la commande en Click & Collect avant même l'arrivée en restaurant. L’audio digital permet de diffuser l’offre et la rendre visible, tandis que le display maximise la conversion en redirigeant le consommateur vers son restaurant le plus proche. 

  • Display et DOOH : maximiser la visibilité au sein d’une zone géographique 

Pour une ouverture de restaurant, une opération spéciale ou le lancement d'un nouveau menu, le display combiné aux écrans urbains (DOOH) offre une couverture locale maximale. Diffusés en parallèle dans une zone géographique précise, ces formats maximisent la présence de l'enseigne dans l'environnement physique du consommateur, là où il vit, travaille et se déplace au quotidien ; et au sein de ses consommations digitales.

Créer l’envie à travers des visuels alléchants 

Pour capter l'attention en quelques secondes dans le secteur de la restauration rapide et générer des visites en point de vente, les créas doivent être impactantes et réunir plusieurs critères. 

D'abord, mettre le produit au centre : des images léchées, donnant envie au consommateur de goûter au produit. 

Ensuite, ancrer l'offre dans le réel : un prix alléchant, une promotion en cours, un menu du moment. Ce que le consommateur voit doit correspondre à ce qu'il peut obtenir rapidement près de chez lui.

DOOD Restaurant
CTV Restaurant

C'est là qu'intervient la DCO. Plutôt que de diffuser un visuel unique et générique, la DCO permet d'adapter automatiquement les créas selon plusieurs critères : 

  • des facteurs extérieurs : la météo (une soupe chaude par temps froid, un menu frais en été), 
  • la localisation de l’utilisateur (avec une carte redirigeant vers le restaurant le plus proche), 
  • le contexte : un événement en temps réel (lancement de produit, compte à rebours d'une offre limitée).
Macbook Restaurant

Mesurer l’impact et adapter les stratégies

Une campagne qui génère des clics mais ne remplit pas les restaurants n'est pas une campagne totalement performante. Dans le secteur de la restauration rapide, l’indicateur qui compte vraiment, c'est la visite physique, et la mesure doit en rendre compte. 

Mais d’autres indicateurs sont également importants pour comprendre l’impact de vos campagnes : uplift, taux de clics, impressions, indicateurs de brand lift, taux d’attention, etc. 

C’est ce qui permet ensuite de tirer des learnings concrets et d’ajuster votre stratégie afin d’en maximiser les performances.

Azira vous accompagne dans la mesure de vos résultats, en vous fournissant des reportings personnalisés avec des KPIs business et média, ainsi que des études brand lift. Grâce au graph ID de notre tiers de confiance partenaire, vous disposez également d’une mesure unifiée sur l’ensemble des canaux activés.

Dans un marché où chaque visite compte et où les dépenses des consommateurs se resserrent, la visibilité seule ne suffit pas. Les enseignes doivent réussir à se démarquer afin d’attirer des consommateurs, idéalement récurrents, en restaurant.

C'est exactement ce que permet une stratégie omnicanale pilotée par la donnée de géolocalisation : cibler les audiences qui fréquentent déjà les enseignes de restauration rapide, activer les bons leviers selon le contexte et l'objectif, et mesurer ce qui se passe réellement en restaurant, pas seulement sur les écrans.

Pour les réseaux de franchises comme pour les enseignes indépendantes, l'enjeu est le même : transformer chaque euro investi en trafic qualifié, et chaque impression en visite.

Jeanne Salles Papou
Jeanne Salles Papou
Content Marketing Manager
July 3, 2026